Photo d’illustration. Les mains d’un percussionniste sur la peau d’un djembé, en gros plan.
En bref
Boureima Kienou anime trois jours de stage de danse mandingue à Plouha.
Les séances s’étalent d’octobre à décembre 2026.
Nature Canard Culture et Limaniya Compagnie Akli organisent le rendez-vous.
Aucun niveau de danse n’est exigé pour participer.
Non, inutile de savoir danser pour rejoindre le stage de danse mandingue que propose Boureima Kienou à Plouha, dans les Côtes-d’Armor. Le chorégraphe ne fait pas de la maîtrise du geste une condition d’entrée : on y vient pour découvrir des mouvements, des rythmes et quelques bases techniques, puis pour apprendre à se laisser porter par le groupe.
Un rendez-vous plouhatin réparti sur l’automne
Danseur, chorégraphe et titulaire d’un diplôme en danse contemporaine, Boureima Kienou n’arrive pas seul. Il appartient à la Limaniya Compagnie Akli, qui porte le projet avec une association de la commune, Nature Canard Culture. Ensemble, elles ont choisi d’étaler les trois journées de pratique entre octobre et décembre 2026, plutôt que de les concentrer sur un seul week-end.
L’initiative a été présentée par actu.fr Bretagne, qui en souligne l’esprit de partage. Les dates précises de chaque journée, le lieu exact de la pratique et les conditions d’inscription sont à demander directement aux organisateurs.
Comprendre la danse mandingue avant de s’y lancer
Cette danse puise dans les traditions d’Afrique de l’Ouest. Pour le chorégraphe, le stage consiste justement à s’ouvrir à la diversité des pratiques dansées, et il le présente comme une traversée de cette région :
« Ce sera un voyage au cœur de l’Afrique de l’Ouest, où cette danse est née et s’est transmise au fil des générations et des voyages »
Un musicien joue du djembé, assis sur un tapis rayé, les mains posées sur la peau du tambour. Photo : Askar Abayev / Pexels
Boureima Kienou, chorégraphe et danseur
Impossible, ici, de séparer le son du geste. C’est pourquoi le percussionniste Moussa Traoré accompagnera les séances. Ses tambours fixent la cadence et installent un échange continu entre celui qui joue et ceux qui bougent : le danseur répond à la musique autant qu’il la suit.
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Autre trait marquant, le corps reste attaché à la terre. Le mouvement mandingue se construit dans une relation appuyée au sol, à la pulsation et à la force du collectif. Boureima Kienou le résume d’une formule : « La danse s’enracine dans la terre, elle se transmet et chacun se l’approprie par l’immersion ». Autrement dit, on apprend en dansant parmi les autres, davantage qu’en décortiquant chaque pas.
Débutant ou initié, ce qui vous attend
Le public visé est large. Ceux qui n’ont jamais pris de cours peuvent y faire leurs premiers pas ; les danseurs déjà pratiquants, eux, y trouveront une autre façon d’aborder le mouvement que celle de leur discipline habituelle.
Écouter les percussions et repérer le rythme.
Chercher son propre mouvement à partir de cette écoute.
Acquérir quelques bases techniques de la danse mandingue.
Se laisser entraîner par l’énergie collective.
Au-delà des pas, le chorégraphe veut transmettre une manière d’habiter son corps. Danser, selon lui, revient à lâcher prise, à mettre le quotidien de côté et à renouer avec son corps comme avec ce qui l’entoure. Les participants seront donc invités à expérimenter au moins autant qu’à apprendre.
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