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Le centre généalogique des Côtes-d’Armor fête ses 40 ans avec un salon à Plérin

Les 17 et 18 octobre 2026, Plérin accueille 70 exposants et 20 conférences pour les 40 ans du CG 22, une association de 2 338 adhérents qui a indexé onze millions d’actes costarmoricains.

Katell Briand Par Katell Briand
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Le centre généalogique des Côtes-d’Armor fête ses 40 ans avec un salon à Plérin
Portraits anciens, lettres et registres : le matériau de la généalogie, à l'honneur dans ce salon qui célèbre ses quarante ans.

En bref

  • D’après actu.fr Bretagne, qui l’a présenté le 10 octobre 2026, il rassemble 70 exposants et 20 conférences, avec des expositions consacrées aux costumes bretons et aux documents anciens.
  • L’article avance une explication : jadis, les familles cohabitaient, alors qu’aujourd’hui on éprouve le besoin de retrouver ses racines.
  • Pour s’y mettre, l’association met plusieurs ressources à disposition :

Le grand rendez-vous de généalogie et de patrimoine de Plérin, dans les Côtes-d’Armor, est organisé le samedi 17 et le dimanche 18 octobre 2026 par le centre généalogique du département, que ses membres appellent le CG 22. D’après actu.fr Bretagne, qui l’a présenté le 10 octobre 2026, il rassemble 70 exposants et 20 conférences, avec des expositions consacrées aux costumes bretons et aux documents anciens. Il s’adresse aussi bien aux débutants qu’aux chercheurs aguerris, et des millions de données y sont consultables librement.

Un salon pour les quarante ans du CG 22

Le rendez-vous coïncide avec les 40 ans de l’association, fondée en 1985. Il est monté avec trois partenaires : le Conseil départemental, la Ville de Plérin et les Archives départementales. Le programme annoncé mêle donc conférences, expositions et stands, autour de la recherche de ses origines familiales.

Avec 110 bénévoles et 2 338 adhérents, le CG 22 se classe, selon l’article, parmi les associations de généalogie les plus importantes de France. Son président, André Orhan, y voit un goût particulier des Bretons pour le sujet : d’après lui, le Finistère arrive en tête pour l’activité généalogique, et les Côtes-d’Armor le suivent de très près.

Ni l’adresse précise du salon, ni les horaires d’ouverture, ni le tarif d’entrée ne figurent dans les informations publiées sur l’événement : mieux vaut les vérifier auprès du centre généalogique avant de se déplacer.

Une communauté de 14 à 98 ans

Les adhérents ont entre 14 et 98 ans. La moitié vit dans le département. Les autres se répartissent entre le reste de la Bretagne historique, l’Île-de-France, où l’on en compte environ 300, et l’étranger, avec une vingtaine de membres. Selon l’article du 10 octobre 2026, André Orhan indiquait que l’association venait d’enregistrer une adhésion en Australie. Il y voit la marque d’une « terre de migrations », où l’on retrouve des filiations un peu partout.

Le public ne se limite pas aux plus âgés. Selon l’article, la généalogie séduit un nombre croissant de jeunes adultes et, à l’occasion, d’adolescents. Un jeune passionné est même cité en exemple pour avoir reconstitué un arbre comportant 7 000 noms. L’article avance une explication : jadis, les familles cohabitaient, alors qu’aujourd’hui on éprouve le besoin de retrouver ses racines.

Une loupe en laiton posée sur un registre ancien relié, entourée de feuillets jaunis sur une table en bois.
Une loupe sur un registre ancien : les documents anciens et les registres comptent parmi les trésors que le salon de généalogie invite à découvrir. Photo : Angelo_Giordano / Pixabay

Remonter plus de cinq siècles de registres

La numérisation a profondément changé la façon de chercher. Autrefois, il fallait se rendre d’une mairie à l’autre. Grâce au travail d’indexation des bénévoles, on entre aujourd’hui dans les archives par un patronyme, une naissance, un décès, une union ou un couple, selon ce que l’on sait de ses ancêtres.

Les sources vont des registres paroissiaux aux actes d’état civil établis après la Révolution, ce qui permet de remonter plus de cinq siècles dans le temps. Dans les Côtes-d’Armor, onze millions d’actes ont déjà été indexés. Au moment de l’article du 10 octobre 2026, les bénévoles travaillaient sur les années 1930 et 1940.

D’autres fonds nourrissent les recherches. Les registres d’écrou contiennent des descriptions très détaillées, rédigées par les gardiens de prison. Les matricules des soldats de 14-18, les Poilus, offrent un autre point d’entrée. Un repère de calendrier est également cité : 1906, année où les femmes ont été enregistrées, pour la première fois, sous leur nom de jeune fille.

Des histoires et des secrets derrière les noms

Jacques Ollivro, animateur d’ateliers de formation, raconte avoir découvert des ancêtres sabotiers et retracé le parcours de son grand-père pendant la Grande Guerre. Pour lui, derrière les noms se cachent des histoires et des métiers.

Les recherches réservent aussi des surprises moins flatteuses. André Orhan rappelle que chaque famille garde ses non-dits, qu’il s’agisse d’ancêtres bagnards ou de « filles-mères » que l’on a préféré oublier. La généalogie peut même servir à retracer le passé d’une vieille bâtisse, en listant ses occupants successifs.

Une seule limite est mentionnée par l’article, et elle est légale : à l’exception des actes de décès, les actes de moins de 75 ans ne sont pas accessibles.

Ce que propose l’association

Loïc Fourchon, administrateur de l’association et formateur, définit la généalogie comme un « patrimoine immatériel ». Pour s’y mettre, l’association met plusieurs ressources à disposition :

  • des bulletins publiés chaque trimestre ;
  • un site internet très fourni, dont une partie, qui comprend les onze millions d’actes indexés, reste ouverte à tous ;
  • pour les adhérents, la possibilité d’aller plus loin et d’accéder aux fonds d’une centaine d’autres associations françaises, soit des centaines de millions de données ;
  • une trentaine d’applications, des tableaux de cousinage aux recensements de population, en passant par les archives militaires et une bibliothèque numérique.

Photo : DKrue / Pixabay

Katell Briand

Destinations, loisirs et cuisine bretonne

Katell Briand

Katell Briand a grandi près de Saint-Brieuc et vit aujourd'hui à Lorient, après dix ans passés dans la logistique portuaire. Elle écrit pour Encre de Bretagne des itinéraires, des portraits de villes et des idées de plages, de Saint-Malo à Brest, et teste ses trajets en train avant de les conseiller. Elle garde un vieux ciré jaune dans sa voiture, en toute saison.