Pourquoi 41 % des appareils en panne finissent remplacés plutôt que réparés
Un plateau technique au CFA de Bruz et un Repair Café de quartier à Rennes le 17 octobre accueillent le public, avec des limites à connaître avant de venir.
En bref
- Les Journées nationales de la réparation se tiennent du 15 au 18 octobre 2026, avec des étapes à Bruz et à Rennes.
- Le Repair Café du Moulin du Comte accueille le public le samedi 17 octobre, de 9 h 30 à 12 h.
- Les aides QualiRépar existent, mais couvrent une part variable de la facture selon l’équipement.
Pour faire réparer un objet pendant ces journées, deux adresses se présentent en Bretagne : le centre de formation d’apprentis de Bruz et le Repair Café du Moulin du Comte, à Rennes. D’après Unidivers, l’événement court du 15 au 18 octobre 2026 et pose aussi la question de la rentabilité des métiers de la réparation.
Les rendez-vous à Bruz et à Rennes
- Bruz : au CFA de la Chambre de métiers et de l’artisanat de Bretagne, un plateau technique accessible au public est dédié au dépannage des appareils électriques et électroniques.
- Rennes : c’est le comité de quartier qui organise le Repair Café du Moulin du Comte, installé dans l’espace Renée-Prévert, au 15 rue Renée-Prévert.
- Ce qu’il faut emporter : des affaires de la vie courante, de petits appareils électriques, des ordinateurs, des vélos ou encore des vêtements.
Ce que le geste change, de la formation au quartier
Sur l’année 2025, le comité de quartier du Moulin du Comte met à son actif 129 objets sauvés de la poubelle, ce qui représente 127 kilogrammes. Ce bilan relève de l’association seule et ne vaut pas pour l’ensemble de la région.
Du côté des métiers, ecosystem affirme que son fonds dédié à la formation a contribué en 2025 au financement du parcours de 423 personnes, ce qui équivaut à plus de 140 000 heures de formation. Ce chiffre n’apprend rien sur les postes à pourvoir en Bretagne ni sur ce que deviennent les apprentis de Bruz.

Pourquoi on remplace encore plus qu’on ne répare
Dans l’enquête 2024 que l’ADEME a rendue publique en 2025, 83 % des Français déclarent avoir une opinion favorable de la réparation, et 69 % ont fait réparer au moins un objet sur une période de deux ans. Malgré cela, quand l’appareil tombe en panne, on préfère le plus souvent en acheter un autre.
Ces 30 % traduisent une perception moyenne, pas un tarif.
La CLCV a publié en février 2026 une analyse consacrée aux réparations soutenues en 2025. Elle y calcule une facture moyenne pondérée de 145 euros, pour un bonus moyen de 33 euros. Autrement dit, l’aide couvre à peu près 23 % de la dépense, et il reste d’environ 112 euros à la charge du client. Ce montant ne correspond pas au tarif d’une réparation classique.
Aides QualiRépar et choix d’un produit réparable
| Équipement | Aide 2026 chez un réparateur labellisé |
|---|---|
| Lave-linge éligible | 50 euros |
| Téléphone portable | 25 euros |
Ce barème fixé par ecosystem est appliqué depuis le 1er janvier. Seules les réparations éligibles, hors garantie et effectuées par des professionnels labellisés, ouvrent droit à l’aide. D’après la CLCV, sur 39 des 72 catégories d’équipements examinées, le bonus ne prend en charge que moins de 20 % de la facture de réparation.
À l’achat, les indices de réparabilité, et de durabilité pour les téléviseurs et les lave-linge, tiennent compte de la démontabilité, de l’accès à la documentation, ainsi que du prix et de la disponibilité des pièces. Ils ne garantissent pas qu’une panne précise sera peu coûteuse à réparer.
Le panorama de l’ADEME, construit à partir des données 2022, évalue le secteur de la réparation à quelque 144 000 entreprises, 256 300 emplois et 33 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en incluant l’automobile. Ce champ va bien au-delà de l’électroménager et ne reflète pas le marché breton en 2026. De son côté, la CLCV a étudié près de 1,89 million d’interventions aidées jusqu’à la fin de 2025 et pointe des disparités entre territoires pour accéder aux réparateurs.
Photo : ThisIsEngineering / Pexels