Axel Reymond relie Groix à Lorient à la nage en 2 h 42, une heure avant l’horaire prévu
Parti de Port-Lay, le double champion du monde a touché Lorient bien avant l’horaire annoncé, porté par le courant, pour défendre les mobilités douces.
Un nageur en eau libre, coiffé d’un bonnet orange, progresse dans une mer calme sous un ciel couvert, avec des reliefs à l’horizon.
En bref
La traversée a eu lieu le samedi 10 octobre 2026, de l’île de Groix au port de plaisance de Lorient.
Le nageur a bouclé le parcours en moins de trois heures.
La SNSM a accompagné le nageur pendant tout le défi.
Le FC Lorient lui a offert un maillot et un bonnet de bain aux couleurs des Merlus.
Axel Reymond a franchi à la nage le bras de mer qui sépare l’île de Groix du port de plaisance de Lorient le samedi 10 octobre 2026, et il est sorti de l’eau bien avant l’heure fixée par l’organisation. Le nageur a profité d’un courant favorable, après un début de parcours agité par les vagues, comme l’a raconté actu.fr Bretagne, qui a filmé son arrivée.
De Port-Lay au port de Lorient, une course contre l’horloge
Le départ a été donné à Port-Lay, sur la côte de Groix, l’île morbihannaise posée face à la rade lorientaise. L’objectif consistait à rallier le continent en traversant cette portion de l’Atlantique, puis à toucher le port de Lorient. Sur le papier, l’équipe attendait le sportif sur le quai en fin d’après-midi.
16 kmentre l’île de Groix et le continent
2 h 42de nage pour boucler le parcours
17 h 30horaire d’arrivée initialement prévu
L’écart avec le programme s’explique avant tout par la mer elle-même. À peine essoufflé sur le quai, le nageur a résumé sa course en quelques mots.
« Une heure plus tôt que prévu. J’avais le courant avec moi. Il y avait des vagues au début mais le courant dans le dos me permettait de nager vite »
Des voiliers et des bateaux à moteur amarrés dans un port de plaisance, sous un ciel chargé de nuages. Photo : Eric Goverde / Pexels
Axel Reymond, nageur, double champion du monde
Autrement dit, la première partie du trajet a demandé d’encaisser le clapot, puis la poussée du courant a transformé la seconde en descente rapide vers la côte. Ce témoignage rappelle qu’en mer, un même parcours ne se nage jamais deux fois à l’identique : la marée et les conditions du jour pèsent autant que la forme du nageur.
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Un spécialiste de l’eau libre au service des mobilités douces
Le profil du nageur explique en partie la vitesse affichée. Axel Reymond est présenté comme le Français le plus rapide à avoir traversé la Manche à la nage, et il compte deux titres de champion du monde. Groix-Lorient n’était donc pas pour lui une première expérience de longue distance en mer ouverte.
Le défi n’avait pourtant rien d’une simple performance sportive. Le nageur l’a conçu comme un moyen de promouvoir les mobilités douces, ces façons de se déplacer sans moteur. Relier une île au continent par la seule force des bras donnait à ce message une image concrète, dans un territoire où la traversée vers Groix se fait d’ordinaire en bateau. Cette démonstration reste symbolique : elle illustre une idée, sans constituer un mode de transport que le public pourrait reproduire.
Un accueil sur le quai lorientais
L’arrivée à Lorient a pris des airs de petite fête portuaire. Plusieurs acteurs ont salué le nageur à sa sortie de l’eau :
La SNSM, dont les bénévoles avaient escorté la traversée, a félicité le sportif aux côtés de sa famille venue l’attendre.
André Yann, un retraité qui connaît bien ce parcours, est venu le complimenter. Il l’avait lui-même nagé en 2002, en cinq heures, et se souvient des remparts de la citadelle de Port-Louis défilant pendant qu’il profitait du courant.
Le FC Lorient a déroulé son tapis orange pour le nageur, avant de lui remettre un maillot de football et un bonnet de bain aux couleurs des Merlus.
La comparaison avec la traversée d’André Yann donne la mesure de l’écart : plus de deux heures séparent les deux chronos sur le même trajet entre l’île et Lorient. Le retraité a d’ailleurs reconnu que ses conditions de 2002 n’étaient pas idéales. Pour qui connaît Groix depuis le pont du bateau, le parcours prend ainsi un autre visage, celui d’un défi d’endurance que seuls quelques nageurs aguerris et encadrés ont relevé. Le site de Lorient, avec sa découverte de Lorient, permet de situer le port d’arrivée dans la ville.